Etape du jour...
La plus difficile jusqu'ici !
Le "mur", des derniers kilomètres de la veille, était un "en-cas" ! Aujourd'hui, c'était la montagne... la vraie ! Un truc de dingue, comme l'a qualifié Régis. Bâton indispensable, sac à dos beaucoup plus lourd que les jours précédents, des franchissements de rivière... parfois sur des petits ponts de bois, parfois à travers la rivière ! Le pont étant trop dangereux pour s'y risquer ! Et le temps... pluie... pluie... pluie... arrosé sur tout le parcours (des cordes).
Le véritable "Chemin de Compostelle"... avec ses grandes herbes... son étroitesse... ses lacets... ses détours... ses forêts... ses rivières... ses vues magnifiques...
Une grande beauté et un sentiment de sécurité, on s'y sent bien, l'effort à fournir pour le parcourir est facilité par le bien-être que l'on ressent, on n'a pas envie d'en sortir. Régulièrement, on rencontre sur le parcours, les panneaux du Chemin de Saint-Jacques (semblables à ceux d'Honnecourt sur Escaut et de Vaucelles), qui nous montrent, par l'orientation des rayons du soleil, la direction à suivre. On pourrait même dire que ces rayons de soleil réchauffent le marcheur, on guette sans cesse le panneau suivant... Ils redonnent à chaque fois de l'énergie !
Bilan de la journée, 40 kilomètres de marche, étape la plus longue, une véritable épreuve de marathonien ! Départ à 7 h du matin et arrivée vers 17 h 45, sans pause pour se restaurer le midi (aucun village traversé), juste le temps d'absorber quelques barres de céréales, un peu d'eau et sans grandes possibilités de poser le sac, tout étant humide.
Le gîte d'Arthun est tenu par une professeur d'anglais à la retraite, l'aménagement est de style rustique.
Pour la première fois, des ampoules se sont invitées et vont éclairer ma nuit.
Régis est heureux d'avoir effectué cette étape, malgré les difficultés, il est vrai qu'il est gratifiant de grimper et de voir au sommet, d'où on vient, et le chemin parcouru. Le sentier est entraînant, et on a toujours envie d'aller voir plus loin pour découvrir encore et encore...
Arthun, petit village de 475 habitants.
La Réserve de Biterne Un périmètre de 38 hectares, dont la moitié en étangs, consacré à la protection de la faune et de la flore sauvage. Située dans un couloir de migrations des oiseaux, la réserve est un site privilégié d’observation.
Jour : 32
Km : 879
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Le premier panneau du chemin de Saint-Jacques de Compostelle a été photographié par Régis.
A midi, pause déjeuner, 1 h 30 pour prendre le repas et discuter avec les "gaulois" (gars) du coin ! Dans le bar, une affiche de l'EFS, plusieurs personnes présentes ont écouté avec attention le discours de Régis et ont décidé de reprendre le chemin du don du sang, après quelques années de suspension. Une pause repas efficace !
Le repas fut copieux ! Pas de carte, mais le menu "ouvrier" ! Apéritif, entrée, plat à volonté, vin, fromage, dessert, café et goutte ! Tout cela pour 11 euros ! Une adresse à retenir !!! (Auberge "Les Sens'Ciel").
Une rencontre lors du repas, un homme ayant avec son père, il y a quelques années, découvert à Saint Jean Saint Maurice, dans l'église, une ancienne fresque de Saint Jacques.
Deux villages pour une même commune, sur le plateau Saint-Jean, plus bas Saint-Maurice (1000 habitants). Ici les richesses de l'époque Antique, du Moyen Age, et de la Renaissance sont encore bien présentes. Des rues pavées traversent le village au-delà de son enceinte médiévale. L'église, très dépouillée, est remarquable par ses fresques du choeur du XIIIème siècle. Depuis longtemps, la vieille tour sur la colline ne surveille plus dans la vallée que les passionnés de sports nautiques.
Visitez la commune :
Le gîte où loge Régis : " l'Eau du Puits "
Le soir, l'apéritif est servi dans une pièce spacieuse, avec une baie vitrée ouvrant sur un panorama incroyable. Les propriétaires viennent partager ce moment de détente avec vous, de façon très conviviale. Ensuite, vient le moment du repas, vins de pays, entrée (salade, lardons et fourbe de Montbrison), plat principal (haricots verts, semoule et confis de poulet local), fromage puis Crumble et glace !
Pour le lendemain matin, café, 8 confitures de pays, faites maison, miel, et pain perdu (un petit séjour qui aura coûté 30 euros pour le gîte et le couvert).
Jour : 31
Une certaine inquiétude sur la route, après une mauvaise nuit... pas de logement pour la soirée... heureusement à mi-parcours, Dominique téléphone pour informer Régis qu'un gîte l'attend près de là, à Noailly (720 habitants).
C'est un gîte municipal qui accueille principalement des groupes (2 chambres de 10 lits superposés et une grande pièce pour se restaurer).
Régis a traversé la forêt d'Espinasse sur 10 km. Ce jour 6 km sur route, le reste en chemins.
Régis a croisé de nombreux sentiers de grandes randonnées, avec gîtes, balisages, et voies entretenues.
L'accueil dans le gîte a été fait par Mr Louis Mathieu, 70 ans, agriculteur retraité, une personne fort sympathique.
Régis, Virginie, Romane, Sandie et Maée (à bras), Coline, Mathys, Guy, Séverine et Constant-Isaac. Michaël s'est chargé de photographier tout ce petit monde réuni pour le repas du samedi soir au gîte de Pierrefitte sur Loire près de Diou.
Michaël Petit
Michaël et Sandie, sa femme, travaillent sur l'accueil de Régis depuis quelques mois. Michaël a sensibilisé le CE (Comité d'entreprise) de PSA et le Service Santé sur l'action de l'Association "Réagis Sang". Des dépliants, T-shirts, affiches ont été distribués ces dernières semaines.
Le CE avait convié la presse écrite locale, le Journal "La Montagne" et le Journal de "Saône et Loire".
Le CE de PSA a offert une tente pour permettre à Régis de continuer sa route en toute sécurité à travers l'Auvergne, au cas où Régis ne trouverait pas de toit pour la nuit.
Virginie,
Arrivée à Cronat à 15 h
Site écologique
Le " mémoire " du curé de Cronat
Le voyage à travers la Nièvre a pris fin, et avec lui se termine une période riche sur le plan humain.
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